Ce film vous propose une immersion au foyer de La Séviane qui héberge des adultes handicapés intellectuels. Ils s’appellent Alain, Patricia, Dominique, Rose, Marie-Jo… Ils vivent dans un monde qui leur appartient, un monde connecté sur la fibre du cœur et des émotions. Rencontre avec les réalisateurs.

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undefinedVous aviez fait en 2017 le documentaire La Clé des champs, un projet hors-norme qui permettait d’héberger des adultes handicapés, quelle est la différence avec le foyer de La Séviane ?
Avec ce Petit Caillou, nous vous proposons de regarder en face le handicap intellectuel, de l’appréhender d’un point de vue sensible. Ce n’est pas un film sur le fonctionnement du foyer de La Séviane, mais un documentaire qui vous invite à regarder droit dans les yeux ces personnes, ces pierres précieuses qui participent aussi à notre Caillou. Dans ce film, nous vous proposons un regard connecté à « la fibre du cœur », car c’est ce que nous avons retenu de plus fort au final à La Séviane, cette connexion puissante que nous oublions trop souvent dans le monde dit « ordinaire ».

En quoi la situation du handicap en Nouvelle-Calédonie vous intéresse-t-elle ?
L’idée de ce film n’est pas de faire un film spécifique sur le handicap en Nouvelle-Calédonie... undefined
Le handicap nous intéresse car il fait partie de ces sujets profondément humains que la société (que ce soit ici ou ailleurs) a tendance à mettre à la périphérie. Comme si un être humain n’était valorisé qu’à partir de son « utilité productive », de sa « capacité à produire des choses matérielles ». Alors lorsqu’on est handicapé ou « vieux »... hop ! On sort du « système ».

undefinedDans quelle mesure le regard des « valides » doit-il changer ?
Qui est vraiment valide dans notre société ? Qui peut se dire « normal » ? On a tous nos fragilités et nos déficiences. C’est là où le regard de chacun doit changer. Personne n’est immortel, personne n’est parfait et nous avons tous à nous apporter quelque chose. 
Le regard sur la déficience intellectuelle doit changer en Nouvelle-Calédonie et dans le monde de manière plus générale. Mais ce changement ne peut passer que par la rencontre. Ce film, à sa petite mesure, est une passerelle.